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Pourquoi j’avais fait ça ? j’avais des tas d’explications, toutes fausses. La vérité c’est que je suis un sale type, et ça va changer, je vais changer, tout ça est bien fini, désormais je suis clean, j’avance dans le droit chemin, je choisis la vie. J’en jubile à l’avance.
Je vais devenir comme vous… Le boulot, la famille, la super téloch, la machine à laver, la bagnole, la platine-laser et l’ouvre-boîte électrique, la santé, le cholestérol, une bonne mutuelle, les traites, la baraque, le survet, les valises, mes costards 3 pièces, le bricolage, les jeux télé, le Mac Do, les mômes, les balades en forêt, le golf, laver la voiture, tout un choix de pulls, les Noël en famille, les plans d’épargne, les abattements fiscaux, déboucher l’évier, s’en sortir, voir venir… Le jour de sa mort…  [TRANSPOTTING - Renton]

Quand un homme s’angoisse pour son loyer, les traites de sa voiture, le réveille-matin, l’éducation du gosse, un dîner à dix dollars avec sa petite amie, l’opinion du voisin, le prestige du drapeau ou les malheurs de Brenda Starr, une pilule de LSD a toutes les chances de le rendre fou parce qu’il est déjà fou en un sens, écrabouillé par les interdits sociaux et rendu inapte à toute réflexion personnelle
[Charles Bukowski]

Il y a assez de traîtrise, de haine, de violence,

D’absurdité dans l’être humain moyen

Pour approvisionner à tout moment n’importe quelle armée

Et les plus doués pour le meurtre sont ceux qui prêchent contre

Et les plus doués pour la haine sont ceux qui prêchent l’amour

Et les plus doués pour la guerre - finalement - sont ceux qui prêchent la paix

Méfiez-vous

De l’homme moyen

De la femme moyenne

Méfiez-vous de leur amour

Leur amour est moyen, recherche la médiocrité

Mais il y a du génie dans leur haine

Il y a assez de génie dans leur haine pour vous tuer, pour tuer n’importe qui

Ne voulant pas de la solitude

Ne comprenant pas la solitude

Ils essaient de détruire

Tout

Ce qui diffère

D’eux

Étant incapables

De créer de l’art

Ils ne comprennent pas l’art

Ils ne voient dans leur échec

En tant que créateurs

Qu’un échec

Du monde

Étant incapables d’aimer pleinement

Ils croient votre amour

Incomplet

Du coup, ils vous détestent

Et leur haine est parfaite

Comme un diamant qui brille

Comme un couteau

Comme une montagne

Comme un tigre

Comme la ciguë

Leur plus grand art

« Houellebecq lui-même me l’avait bien expliqué :– Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C’est le secret, Marc-Edouard. Toi, tu veux trop soulever le lecteur de terre, l’emporter dans les cieux de ton fol amour de la vie et des hommes !… Ça le complexe, ça l’hu­milie, et donc il te néglige, il te rejette, puis il finit par te mépriser et te haïr…Michel avait raison. Un best-seller a toujours raison.Dire qu’on habitait au 103, rue de la Convention, Michel et moi… Chacun dans un immeuble, face à face. On avait la même adresse ! », Le Vingt-Septième Livre, préface à la réédition du Régal des Vermines, Le Dilettante, 2005.
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« Houellebecq lui-même me l’avait bien expliqué :
– Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C’est le secret, Marc-Edouard. Toi, tu veux trop soulever le lecteur de terre, l’emporter dans les cieux de ton fol amour de la vie et des hommes !… Ça le complexe, ça l’hu­milie, et donc il te néglige, il te rejette, puis il finit par te mépriser et te haïr…
Michel avait raison. Un best-seller a toujours raison.
Dire qu’on habitait au 103, rue de la Convention, Michel et moi… Chacun dans un immeuble, face à face. On avait la même adresse ! », Le Vingt-Septième Livre, préface à la réédition du Régal des Vermines, Le Dilettante, 2005.

Qu’on pense aux millions de gens qui vivent ensemble à contre-cœur, qui détestent leur boulot mais craignent de le perdre, pas étonnant qu’ils aient des tronches pareilles. Il est presque impossible de contempler une physionomie ordinaire sans devoir détourner les yeux vers autre chose, une orange, un caillou, une bouteille de térébenthine, le cul d’un chien. Même dans les prisons, même dans les maisons de fous, il n’y a pas de tronches acceptables, et le médecin qui se penchera sur vous quand vous serez à l’agonie aura un masque d’abruti. [Bukowski]
Chroniques d’une fin de l’Histoire 

labriderien a demandé:

Votre message m'a beaucoup touché. Merci d'avoir partagé votre enthousiasme et votre émotion.

Mais avec plaisir ! Je vous suis et je n’hésite pas à laisser un petit mot aux gens que j’aime et aux belles choses en général… Bon week-end !

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